Odile Bonis

UE - 29 Ouverture disciplinaire (semestre 5)
Odile Bonis

Module B : Montage image et son, cinéma d’animation

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BIO Odile BONIS

J’ai découvert le montage grâce à un ami monteur d’actualités, et telle Obélix suis tombée dans la marmite une première fois, fascinée par la facilité de faire « mentir » les images. Puis je suis tombée une deuxième fois dans la marmite quand j’ai découvert le montage en pellicule qui m’a permis d’apprendre la rigueur, la gestion du temps, la nécessité du recul, et le travail d’équipe : j’ai eu la chance d’être formée grâce à un compagnonnage avec un grand chef-monteur, André Gaultier. Cette formation « sur le tas » a duré, entre mon 1er stage et le moment où je suis passée cheffe-monteuse, plus de 10 ans où j’ai d’abord été stagiaire, puis assistante, puis monteuse son.
Puis je suis bien sûr passée au montage numérique, et suis devenue cheffe-monteuse. J’ai travaillé les premières années essentiellement en fiction, où j’alternais les montages et les montages son. Cela me permettait de renouveler mon plaisir, et surtout de ne pas m’installer dans des habitudes, pour avoir toujours une fraîcheur à offrir aux réalisateurs.
Puis, par le hasard des rencontres, entre autre avec Jérôme Descamps dont j’ai monté la plupart des films, je me suis mise au montage de documentaires. Ma formation en fiction m’a aidé pour résoudre les problèmes de narration et de rythme auxquels je pouvais être confrontée.
Parallèlement, j’ai à mon tour formé des stagiaires et des assistants, en essayant de reproduire le temps d’un film, le compagnonnage dont j’ai eu la chance d’être bénéficiaire. Et j’ai travaillé aussi en éducation à l’image, avec divers organismes dont la Pellicule Ensorcelée, auprès de publics divers : enfants, étudiants, enseignants.
En 2013, j’ai repris mes études pour faire une licence de gestion de productions à Gobelins, l’Ecole de l’Image, et je suis à nouveau retombée dans une marmite, celle de l’animation.